ANCIEN HÔTEL

DE L’ACADEMIE

la maison de

Jean François Séguier.

par Albin Michel, 1876

 

Jean François Séguier naquit à Nîmes, le 25 novembre 1703, d'une famille qui tenait nue place honorable dans la magistrature de cette ville et qui avait une origine commune avec les Séguier de Paris. Sa vocation scientifique se révéla de bonne heure. Il fit son cours de droit à Montpellier, mais l'amour de la botanique lui fit oublier les autres études ; il suivit le savant Maffei dans tous ses voyages à travers la plus grande partie de l'Europe et s'établit avec lui à Vérone.

 

A Vienne, pendant qu'il cherchait à observer le passage de Mercure sur le soleil et une éclipse de Vénus par la lune, en présence du prince Eugène qui lui fit présent du télescope dont il avait fait usage, il découvrit une comète que le surlendemain il suivit en plein jour au méridien et qu'il compara au soleil, quoique cet astre ne fut éloigné d'elle que de dix degrés, première et unique observation de ce genre dans les annales de l'astronomie.

 

Séguier a fait un immense travail qui est resté inédit, c'était un catalogue de toutes les inscriptions anciennes déjà publiées, mais éparses dans un grand nombre de recueils. Il avait été le collaborateur da Maffei dans son travail appelé Museum Veronense ; il a publié plusieurs ouvrages de botanique et une dissertation sur l'ancienne inscription de la Maison Carrée.

 

En 1772, il fut nommé associé de l'Académie des Inscriptions et Belles-lettres et de plusieurs académies de France et d'Italie. Une attaque d'apoplexie l'enleva subitement le 1er mars 1784, à l'âge de 81 ans.

 

Par deux donations entre vifs, en date du 15 septembre 1778 et 19 janvier 1780, il donna à l'Académie de Nîmes, dont il avait été nommé protecteur quelques années avant da mort, sa riche bibliothèque, ses manuscrits, sa collection de médailles et son cabinet d'histoire naturelle ; aussi la municipalité d'alors voulut elle donner à Séguier un gage de sa reconnaissance et nous pouvons lire dans les archives de l'Hôtel de Ville (au volume L page 45) la procès verbal de la séance tenue par le Conseil de Ville le 2 juin 1781 et ainsi conçu :

 

M. de Merez, premier consul maire, a dit que M. de Séguier illustra cette ville autant par ses lumières et ses profondes connaissances que par les qualités du coeur ; que ses talents, ses vertus excitent l'admiration des étrangers et lui assurent l'amour de ses concitoyens ; que ce savant respectable a ajouté encore à la célébrité que les monuments antiques ont donné à cette ville par les soins qu'il a pris de les faire connaître et de les rétablir; en assurant son cabinet et sa maison à l'Académie, il a consacré la reconnaissance publique ; qu'un nom si cher doit être transmis à l'immortalité et que la rue où est située sa maison doit porter le nom de rue Séguier ; que ce sera remplir les voeux de la ville et de Messieurs de l'Académie.

 

Sur quoi, l'Assemblée a unanimement délibéré que la rue où est située la maison de M. de Séguier sera désignée à l'avenir sous le nom de rue de Séguier, et qu'à cet effet, il sera placé quatre pierres aux extrémité de la rue où sa maison est située avec ces mots :

 

« Rue Séguier, et que Messieurs les Consuls sont priés de présenter à M. de Séguier un extrait de la présente délibération comme hommage de la reconnaissance publique. »

 

Cette décision prise du vivant même de celui qui en était l'objet est trop flatteuse et trop rare pour que je ne me sois pas fait un devoir de la reproduire en entier.

 

La donation entre vifs par Séguier à l'Académie de Nîmes, de toutes ses collections, bibliothèque etc., fut faite par acte reçu M. Nicolas notaire à Nîmes à la date du 15 septembre 1778.

 

Quant à la donation de sa maison, j'ai trouvé dus les archives de l'Académie de Nîmes, les documents suivante qui rétablissent les faits dans leur véritable exactitude, et qui tout en modifiant quelque peu l'opinion généralement admise, sont cependant trop à la louange de ceux qui y ont pris part pour que je ne me considère pas, en historien fidèle, comme obligé de les publier en entier.

 

Voici la copie textuelle de ces documents :

 

« L'an mil sept cent quatre-vingt et le dix-neuvième jour du mois de Janvier, après midi. Par devant nous notaire royal de Nîmes, au présence des témoins ci-après nommés fut présent : Messire Jean François Séguier, habitant de cette ville, lequel voulant donner de nouvelles marques de son attachement à l'Académie royale de la dite ville dont il est membre et secrétaire perpétuel, a donné et donne par donation entre vifs sûre et irrévocable à la dite -Académie, messire Jean François Maurice Reinaud de Génas, seigneur et baron de Vauvert, aussi habitant de cette ville, membre de la dite Académie, et son procureur fondé par délibération du onzième septembre 1778, contrôlés au bureau de Nîmes le 15 du dit mois, ici présent, acceptant et humblement reconnaissant, la maison et le jardin où le dit seigneur habite, située au faubourg et dans l'enclos des révérends pères Carmes, confrontant du levant les hoirs de M. Masmejean, ancien procureur, du couchant la dame Vve Conte, du midi le chemin qui va aux Cinq Vies et du vent droit le sieur Gallian Cadet, avec ses plus vrais et légitimes confronta, entrées, issues, libertés, facultés, honneurs et charges, et notamment celle de la rente due annuellement aux Pères Carmes, et quoique le tout contienne et puisse contenir, pour prendre possession de la dite maison et jardin après le décès du dit sieur Séguier et de mademoiselle sa soeur ; lesquelles donations et acceptations sont autorisées par lettres du Roy du mois de Juillet 1779 enregistrées en la souveraine Cour de Parlement de Toulouse par arrêt du onzième de ce mois, qui seront ci après transcrites, ainsi que la susdite délibération.

 

Et la susdite donation est faite à la charge par la dite Académie de payer douze mille livres à l'oeuvre de la Miséricorde de Nîmes, et trois mille livres à l'Hôtel-Dieu de la même ville, et de même suite sont intervenus dans le présent acte dame Françoise Henriette Malafosse épouse de M. François Vigier avocat de Nîmes. trésorière de la dite oeuvre de la Miséricorde, laquelle sous l'inspection et l'agrément de messire Pierre Joseph de Rochemore, chanoine, second archidiacre de l'église Cathédrale de Nîmes, vicaire général de diocèse de la dite ville, supérieur et administrateur de la dite oeuvre de la Miséricorde ici présent a déclaré avoir reçu avant cet acte du dit seigneur de Génas en la susdite qualité ou de monseigneur de Bec de lièvre, évêque de Nîmes la suscite somme de douze mille livres suivant la quittance qu'elle en a fait, laquelle quittance avec la présente ne serviront que d'un seul et même acquit; et sieur Daniel Murjas négociant, du dit Nîmes receveur du dit Hôtel-Dieu, qui a aussi déclaré que le dit Hôtel-Dieu a pareillement reçu du dit seigneur de Génas en sa susdite qualité la susdite somme de trois mille livres suivant la quittance de feu sieur Jean Louis Malafosse alors receveur du dit Hôtel-Dieu du 10 avril 1779, laquelle dite quittance et la présente déclaration ne feront de même qu'un seul et même acquit. Au moyen de quoi la dite dame Vigier et le dit sieur Murjas es-dites qualités, quittent chacun en droit soi la dite Académie des susdites deax sommes déclarant le dit sieur Séguier que la susdite maison et jardin sont de la directe des dits révérends pères Carmes et de valeur de quinze mille livres, consentant que la présente donation soit insinuée partout où besoin sera, Ayant le dit sieur Séguier, pour observation d'icelle, soumis et obligé ses bies, et le dit seigneur de Gênas ceux de la dite Académie aux rigueurs des Cours, présidial sénéchal, conventions royaux de Nîmes réunies. »

 

Teneur des lettres patentes et de l'arrêt d'Enregistrement :

 

« Louis, par la grâce de Dieu, Roy de France et de Navarre à tous présents et avenir, salut. L'Académie royale établie en la ville de Nîmes, nous a fait représenter que depuis son établissement formé en l'année 1635, approuvé et continué par lettres patentes données en 1682, elle n'a jamais possédé de maison destinée à ses assemblées et à ses exercices, qu'ayant toujours été obligée de les tenir dans les maisons de ceux de ses membres qui voulaient bien s'y prêter et lui donner une retraite momentanée. Elle s'est vue, dans plusieurs circonstances, privée de tout asile et forcée de suspendre ses séances.

 

Que le zèle du sieur Séguier membre de plusieurs académies et secrétaire perpétuel de celle de Nîmes, se porta à lui ouvrir sa maison et qu'elle n'a pat discontinué de s'y assembler régulièrement depuis vingt cinq années.

 

Que la générosité de ce savant ne s'est point bornée à recevoir chez lui l'Académie, qu'il a voulu encore lui assurer la collection des livres d'antiquités et d'histoire naturelle qu'il a faite avec un soin et une intelligence qui en rendent la conservation précieuse.

 

Que dans la vue d'assurer à la dite Académie la propriété et la jouissance stable et perpétuelle de ces objets, il lui a fait par acte du 15 septembre 1778 donation entre vifs pure et irrévocable, de tous ces livres imprimés ou manuscrits, gravures, cartes et estampes, ensemble de son entière collection d'antiquités, médailles tant anciennes que modernes de son cabinet d'histoire naturelle avec l'herbier et généralement de tout ce qui forme ses différents cabinets et pareillement de toutes les tablettes qui s'y trouent ; mais que la dite Académie dénuée d'un édifice propre à recevoir ces richesses littéraires se trouvait dans l'impuissance de les recueillir et allait être exposée à n'en pas profiter, si Monseigneur l'Evêque de Nîmes touché des peines que ces circonstances fâcheuses faisaient éprouver à la dite Académie dont il est le protecteur, n'était vertu à son secours avec autant de zèle que de générosité.

 

Qu'en conséquence pour donner à l'Académie une nouvelle preuve de son affection à la ville et témoignage d'une bienfaisance vraiment patriotique et aux pauvres celle d'une charité vive et sincère, ce prélat, instruit que le sieur Séguier était dans l'intention de laisser sa maison aux pauvres, l'a déterminé à la céder à l'Académie sous la condition qu'elle payerait après la mort du donateur et celle de sa sueur, douze mille livres à l'oeuvré de la Miséricorde et trois mille livres à l'Hôtel-Dieu de la ville, et en même temps le dit seigneur évêque a payé lui-même les dites sommes au nom et an profit de l'Académie.

 

Que les Carmes de la dite ville desquels la maison dont il s'agit relève, excités par un si respectable exemple, ont généreusement renoncé en faneur de l'Académie à tous ses droits casuels qui leur revenaient à raison de cette mutation. Qu'ainsi parce noble concours d'amour des sciences, d'affection patriotique et de zèle charitable, la dite Académie acquerra la propriété d'une maison pour y tenir ses séances et ses assemblées et pour y conserver des monuments rares et précieux qui serviront à la gloire et à la célébrité de la ville et les pauvres jouiront dès à présent d'une somme importante. Mais toutes ces différentes opérations, quelque louables qu'elles soient, ne pouvaient être stables et durables sans être préalablement revêtues d'un sceau de notre autorité.

 

La dite Académie nous a fait très humblement supplier de vouloir bien lui accorder nos lettres sur ce nécessaire.

 

A ces causes, de l'avis de`' notre conseil qui a vu les lettres patentes du mois d'Août 1682, l'acte de donation entre vifs du 15 septembre 1778 dont copies collationnées sont ici attachées sous le contre-scel de notre chancellerie et de notre certaine science, pleine puissance et autorité royale, noue avons approuvé et par ces présentes signées de notre main, approuvons ladite donation, voulons qu'elle sorte son plein et entier effet. Permettons pareillement au dit sieur Séguier, au moyen du paiement de la somme de quinze mille livres fait par le sieur évêque de Nîmes, tant à l'hôtel-Dieu qu'à l'oeuvre de la Miséricorde, au nom et au profit de la dite Académie et pour tenir lieu aux pauvres des hôpitaux du legs que le sieur Séguier voulait leur faire de sa maison de transporter à la dite Académie dans telle forme et manière qui paraîtra la meilleure, la propriété et jouissance de la dite maison. Autorisons en conséquence tous notaires de recevoir à cet effet tous actes nécessaires que nous avons dès à présent validés et validons. Voulons et nous plaît que la dite Académie jouisse à perpétuité de l'effet de la donation et de l'acquisition de la dite maison sans qu'elle puisse être inquiétée sous prétexte des dispositions tant de l'édit du mois d'août 1799 que de tous les autres édits, déclarations, arrêts et règlements qui pourraient être à ce contraires de la rigueur desquels nous l'avons relevée et dispensée, la relavons et dispersons pour ce regard seulement, et sans tirer à conséquence.

 

Donnons en mandement à nos amis et conseillers, les gens tenant notre Cour de Parlement de Toulouse, et à tous nos officiers et justiciers qu'il appartiendra, que ces présentes ils aient à faire publier et registrer, et de leur contenu faire jouir et user ladite Académie dès à présent et pour l'avenir pleinement paisiblement et perpétuellement. Cessant et faisant cosser tous bruits et empêchements à ce contraires, car tel est notre plaisir, et afin que ce soit chose ferme et stable à toujours, nous avons fait mettre Notre scel aux présentes. »

 

Donné à Versailles au mois de juillet l'an de grâce 1779 et de notre règne le sixième Louis signé. Et plus bas Amelot signé.

 

 

 

Ces lettres furent enregistrées par le Parlement de Toulouse le 11 janvier 1780, et à partir de ce moment, l'Académie fut bien propriétaire de la maison et des collections de Séguier dont cependant celui ci resta en possession jusqu'à sa mort.

 

L'Académie ne jouit pas longtemps de cette propriété car en 1791 toutes les sociétés et corporations ayant été dissoutes, et leurs biens devenus ceux de la nation, toutes les collections de Séguier furent réunies à la Bibliothèque de la ville dont elle a fourni le plus fort appoint. Quand à l'immeuble il fut vendu à M. Pieyre qui fit établir dessus un majorat au profit de son fils, mais la ville ayant plus tard racheté cette maison, l'a effectuée jusqu'en 1849 au rectorat de l'Académie du département du Gard.

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Intérieur de l'immeuble du 7 rue Séguier

 

A la suppression de ce rectorat elle fut achetée par le célèbre docteur Pleindoux aîné dans la famille duquel elle est restée jusqu'en 1879, époque à laquelle M. Cabane de Florian en est devenu le propriétaire.

 

Pendant la tourmente révolutionnaire, cette rue fut généralement désignée par le public sous le nom de rue de Monsieur de Meude et voici les motifs de cette faveur passagère :

 

Vers la fin du siècle dernier un riche américain du nom de M. de Meude vint, j'ignore pourquoi, habiter notre ville, il acheta la maison possédée aujourd'hui par la famille de Trinquelagues et s'y établit au rez de chaussée avec sa femme et plusieurs domestiques.

 

Le bruit de sa richesse que la renommée avait naturellement grossie, son arrivée de pays lointains entourés encore à cette époque d'une certaine réputation fantastique, son or et ses bijoux supposés, son équipage, un des rares de l'époque, jusqu'à une servante négresse qu'il avait ramenée avec lui, tout avait contribué à faire de lui, parmi le peuple un véritable Crésus, et de nos jours encore il m'est arrivé d'entendre des ouvriers voulant critiquer les fanfaronnades d'un de leurs camarades voulant passer pour plus riche qu'il n'est, employer cette expression patoise : « saï qué sies pas Moussu dé Mudé ! ».

 

Dans cette maison logeait au premier étage la famille Eyroux composée de M. et Madame Eyroux aîné, M. Frédéric Eyroux officier alors en congé et M. Auguste Eyroux jeune fréquentant encore les écoles.

 

Une nuit du mois de décembre 1792 des brigands s'introduisirent dans l'appartement de M. de Meude, s'emparèrent de sa personne et le menacèrent de mort s'il ne leur livrait ses richesses. Au bruit qu'ils firent, une jeune femme de chambre, savoyarde d'origine, (et qui devint plus tard madame Bournague) passant par un escalier dérobé, courut chez M. Eyroux pour chercher du secours. Les trois frères se levèrent immédiatement, armèrent à la hâte, et suivis de Vivarais leur domestique, se précipitèrent dans l'appartement de M. de Meude, Frédéric le premier, M. Eyroux le second, Auguste le troisième, le domestique fermant la marche.

 

Trompé par l'obscurité, Frédéric entra dans la première chambre tandis que les voleurs étaient dans celle de Madame de Meude. Là, une scène des plus dramatiques frappa la vue de M Eyroux : M de Meude gisait à terre frappé d'un coup de poignard et un voleur tenant d'une main un bougeoir et de l'autre Madame de Meude la forçait avec les plus horribles menaces à lui ouvrir ses cassettes et ses tiroirs.

 

M. Eyroux n'écoutant que son courage, se précipite sur ce misérable et allait le terrasser lorsqu'il est subitement frappé d'un coup de poignard en pleine poitrine par un autre voleur qui, posté derrière la porte ouverte, parvint ainsi à s'échapper ; un second assassin s'enfuit aussi par une autre issue ; quant à celui qui tenait Madame de Meude, il fut immédiatement terrassa, solidement garrotté à une table da cuisine avec la chaîne du tournebroche et confié à la garde d'Auguste Eyroux pendant que Vivarais allait chercher du secours.

 

La présence d'un médecin était en effet bien nécessaire car trois corps gisaient à terre, Madame de Meude s'était évanouie et en voyant son mari assassiné, Madame Eyroux qui malgré son état de grossesse avancée s'était précipitée dans l'appartement, agenouillé près du corps de son mari, tenait la main sur la poitrine de celui ci pour arrêter le sang qui s'en échappait en abondance.

 

La blessure de M. de Meude quoique profonde n'était pas dangereuse mais M. Eyroux fut pendant trois mois entre la vie et la mort,

 

La ville entière émue d'un pareil évènement ne cessa de se rendre dans la maison pour prendre des nouvelles des victimes et afin d'éviter aux malades tout bruit et toute secousse, la rue fut barrée et la circulation des voitures interrompue.

 

L'assassin, soldat d'une compagnie du train d'artillerie de passage à Nîmes et qui ne voulut pas faire connaître ses complices, fut condamné à mort et exécuté sur la place des Carmes en face la maison de M. de Meude. Ce n'était pas là le lieu ordinaire des exécutions mais la guillotine qui fonctionnait depuis fort peu de temps fut amenée sur cette place pour que l'expiation fût plus complète.

 

Un pareil drame devait naturellement frapper l'esprit des masses et rester dans le souvenir de la foule, aussi la rue Séguier fut-elle plus généralement appelée rue de M. de Meude et elle a conservé cette dénomination jusqu'au moment où la commission de 1824 lui restitua officiellement son ancien nom de rue Séguier. Dernièrement (1876) après la création de la nouvelle route d'Arles on a étendu la dénomination de rue Séguier jusqu'à l'octroi.

 

A quelques pas de cet octroi, dans la propriété de M. Jules Martin on remarque une pierre portant l'inscription suivante :

 

DM

Q. COSCONI

ONESIMI IVLIA FIRMINA

VXOR

Aux Dieux Manes

de Quintus Cosconius

Onesimus Julia Firmina

son épouse

 

Quant aux nombreuses inscriptions qui ornent le jardin de la maison de Séguier, Ménard les a presque toutes données ; il est donc inutile de les rappeler ici.

 

Albin Michel, 1876

 

> Recherches sur l'inscription du fronton de la Maison carrée par Séguier et Ménard

> Jean François Séguier le Naturaliste

> Histoire chronologique de Séguier et la maison Séguier, par Philippe Ritter

 

 

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