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Me voici chez
moi, dans la Grand-rue, avec mon bras, mon chapeau et ma pile.
Il fallait
m'amorcer, je donnais une eau claire et limpide, non javellisée.
Bizarrement
c'est après ma disparition que l'on a appelé ma rue, la rue de la pompe.
Maintenant,
pour effacer complètement mon souvenir on l'a baptisé d'un nom pompeux :
L'avenue
Frédéric Mistral.
POURQUOI me
faire ça ?
Moi qui ai
rafraîchit les gosiers des Rochefortais asséchés par ce satané Mistral.
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