
CATALOGUE
Vernissage exposition le mercredi 30 mars 2011 à 20h Fox Taverne - Nîmes - rue de l'Horloge 450 ans d'iconographies de la MAISON CARRÉE
Première représentation connue de la Maison Carrée, Poldo d'Albenas 1560.
. 01 - Le Capitole, dict la Maison Quarrée, (l'original est une gravure sur bois), illustrant l'ouvrage de J. Poldo d'Albenas (1512-1563), le premier historien de la Ville de Nîmes. (reproduction gravure du livre). Le temple, vu du nord-est, est restauré dans son état d'origine, tel que pouvait l'imaginer l'auteur, sans escalier pour y accéder, car la base de l'édifice était alors enfoncée sous deux mètres de remblai provenant en partie des démolitions du portique antique, puis des maisons qui l'entouraient, au moyen-âge, et que François ler avait fait dégager, lors de sa visite à Nîmes en 1533; l'escalier avait disparu au haut Moyen-âge et son emplacement fut occupé par une chapelle, saint-Etienne de Capduel, qui fut démolie au début des troubles religieux du XVIe siècle. Aucune des mutilations subies au cours des siècles n'est visible, et l'édifice représenté ne ressemble pas au monument défiguré que l'auteur avait sous les yeux. Cette représentation est actuellement la plus ancienne, que l'on connaisse du monument. La légende fait état de deux dénominations, celle, médiévale, de "Capitole" qui désignait au Moyen-Age, un lieu d'assemblée (J.Brunel, "La Maison-Carrée a-t-elle été un Capitole dans l'École Antique, n° 2, 1967), et celle de Maison Carrée qui apparaît ensuite, et qui est tout à fait correcte, puisque le carré désignait toute figure caractérisée par ses angles droits, et rendait compte de ce qui opposait l'édifice tant aux maisons irrégulièrement bâties de la Ville, qu'aux Arènes voisines, édifice remarquable par les courbes de sa façade et de ses galeries. - Colonne, basse, chapiteau et plan de la Maison Carrée. Complément à la représentation entière de la Maison-Carrée de Poldo d'Albenas, où les détails sont à peine esquissés : ils sont en partie restitués, ici, et montrent le caractère érudit de l'ouvrage de Poldo d'Albenas. 02 - Hubert Robert (Paris 1733-1808) La Maison Carrée, les Arènes et la Tour Magne à Nîmes 1786. Ce tableau, avec 3 autres, a été commandé par Louis XVI à l'auteur pour la décoration d'une salle à manger à Fontainebleau. C'est une œuvre importante, non seulement par la notoriété de l'artiste, mais par l'atmosphère à la fois urbaine et champêtre qui règne autour du monument ; il semble qu'Hubert Robert a voulu ici justifier le nom de Maison Carrée en opposant le temple aux Arènes aux formes courbes (encore habitées) et à la Tour Magne (long rectangle). Enfin, le caractère théâtral de cette composition (attitude des personnages, disposition des ruines antiques) ouvre la voie aux vues pittoresques qui se multiplieront au cours du XIXe siècle. Reproduction photographique, cliché Musées Nationaux. Tableau exposé au Musée du Louvre. 03 - Temple of. Caius et Lucius Caesar or Maison Carrée par A. Beaumont, gravé par Apostool, illustration d'A. Beaumont select views in the south of France, with topographical et historical descriptions, London 1794. Le temple apparaît dans son enclos, vu du nord-ouest, avec la grille installée par Séguier, la petite porte communiquant sur la place, avec à l'ouest la galerie et le couvent des Augustins. Pour la première fois, les colonnes du pronaos sont entaillées et disjointes. Musée du Vieux-Nîmes. 04 - La Maison Carrée. Dessin au lavis et aquarelle, restituant le décor végétal et les balustres de la galerie des Augustins que les consuls ont récupérés pour les Jardins de la Fontaine. Musée du Vieux-Nîmes. 05 - Vue de l'extérieur de la Maison Carrée, P1. II gravée par Baltard, parue dans l'ouvrage de Clérisseau, deuxième édition en 1804. Cette gravure de grande dimension dessinée quarante ans plus tôt ainsi que l'écrit Clérisseau, garde du XVIIIe siècle ce caractère dramatique et cette mise en scène savante, déjà vue chez Hubert Robert, mais elle montre un édifice antique à demi ruiné, témoignage d'un réalisme qui va s'imposer définitivement. Musée du Vieux-Nîmes. Cliquer sur l'image pour agrandir et télécharger en HD
06 - Maison Carrée à Nimes par Asselineau dans "La France de nos jours". Lithographie en couleurs. 1860. Cette jolie lithographie est rendue intéressante par l'animation qui règne autour de la Maison Carrée. Noter l'apparition du lampadaire. Musée du Vieux-Nîmes. 07 - Maison Carrée, Nîmes, par A. Jouvin, litographie Dhombres à Nîmes, publiée par B. Garve. Le pittoresque et le mouvement dominant ici, dans cette présentation du monument. Musée du Vieux-Nîmes. 08 - Nîmes, Maison Carrée n° 31 par Chapuy et Salathée à Paris, chez Rittner et Goupil. Nous nous rapprochons d'une Maison Carrée disposée latéralement, permettant de voir, de face le théâtre et le Perron de la maison au nord du monument. Musée du Vieux Nîmes. 09 - Vue de la Maison Carrée et du Théâtre 243, par Deroy, litho de Becquet frères dans "La France en miniature 1860", lithographie en couleurs et en bistre ; parues ici en album: "Souvenir de Nîmes". La Maison Carrée est associée au théâtre, mais beaucoup de détails nous détournent d'elle : le balcon de la maison, au Nord, avec l'enseigne en forme d'écu, les personnages qui se dirigent vers le théâtre... Musée du Vieux-Nîmes. 10 - Temple de Nismes, connu sous le nom de Maison Carrée, P1. LV par Baltard et Bance. (Laborde). C'est une vue de face du monument ruiné avec à l'est, les maisons en saillie, à l'ouest l'église St-Paul (ancienne église des Récollets autrefois, hors des remparts). Noter l'attitude et l'habillement des personnages mi-romains, mi-bergers. Musée du Vieux-Nîmes. 11 - Maison Carrée à Nîmes - Gard . tome III t1. par F.A. Parnot et Lhuiltier, vers 1850. La foire, et tous ses divertissements est ici l'événement essentiel, bien que le monument, vu d'assez près, domine par sa masse et son élégance. Collection Gérard Taillefer. 12 - Représentation de la Maison Carrée vers 1860. 13 - Carte postale de la Maison Carrée début XXe siècle. 14 - Voitures de place stationnées devant la Maison Carrée en 1912 (taxis hippomobiles). Les autorisations étaient allouées par trimestre, par la commission des finances moyennant une redevance de 18 fr par trimestre, du 1er avril au 30 septembre et de 12 fr par trimestre du 1er octobre au 31 mars. 15 - Carte postale ancienne. Musée de la Maison Carrée début des années 1880. Collection Gérard Taillefer. ![]() Ce document n'est pas disponible en téléchargement 16 - Carte postale - Photo aérienne début années 1950. Ce document n'est pas libre de droit. 17 - Première maquette de la Maison-Carré, réalisée en liège par Auguste Pelet. Elle a figuré à l'exposition de Paris en 1839. Musée archéologique de Nîmes. Photo Deyan Stokic. 18 - Inauguration des travaux de la Maison carrée du 12 février 2011. Spectacle d'images réalisé par la société "Cosmo AV Sarl" Photo Georges Mathon 19 - Musée de la Maison Carrée vers 1900. Carte postale colorisée, collection Gérard Taillefer. 20 - Inauguration des travaux de la Maison carrée du 12 février 2011. Spectacle d'images réalisé par la société "Cosmo AV Sarl" Photo Georges Mathon 21 - Nismes, intérieur du Musée. Languedoc P1. 266 par le Cte de Turpin de Crissé (1835), litho. de Thierry frères (Taylor et Nodier). C'est la seule représentation du musée de la Maison Carrée que nous connaissions avant celles données par la photographie à la fin du XIXe siècle. C'est un musée de peinture et d'archéologie, et l'on retrouve de nombreuses œuvres actuellement conservées dans les divers musées de la Ville : noter l'admiration du visiteur en découvrant le musée. Musée du Vieux-Nîmes. 22 - Inauguration des travaux de la Maison carrée du 12 février 2011. Spectacle d'images réalisé par la société "Cosmo AV Sarl" Projection de la lithographie de Thierry frères, n°21 dans ce catalogue. Photo Georges Mathon 23 - Un siècle sépare ces deux photos. Cliché du haut (musée du vieux Nîmes), 1911 colorisé et cliché du bas 2011. (Georges Mathon) 24 - Le Forum gallo-romain de Nemausus par Ferdinand Pertus Né à Nîmes en 1883, Ferdinand Pertus était le fils d'un directeur de la banque Arnaud-Gaidan. Un banquier ne pouvait considérer qu'avec méfiance l'enthousiasme du jeune peintre. Il exigea que son fils fît de solides études. Ainsi, parallèlement à son activité artistique, Ferdinand Pertus étudia le Droit et devint notaire à Marguerittes. C'est après 1920 semble-t-il que le peintre-notaire se tourna plus particulièrement vers l'enluminure et que son œuvre devint rapidement célèbre. Hubert Rouger, maire de Nîmes de 1925 à 1940, appréciait particulièrement les œuvres de Pertus. Il lui demanda une série de tableaux, traités en enluminures, qui retraceraient l'histoire des gens de Nîmes. Il s'agissait d'en décorer la salle des mariages de l'Hôtel de Ville. Pertus se transforma en historien, fouilla les archives, retrouva les vieilles rues nîmoises de chaque époque, reconstitua les évènements, les costumes... Enfin, il créa une série d'œuvres qui, de nos jours encore, frappent par leur vérité. Georges
Mathon, mars 2011
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